Personne ?
Et c’est tant mieux !
Procureur de son état, Ernest sera un temps célèbre pour avoir fait procès à Gustave Flaubert, Charles Baudelaire et Eugène Sue ! Tiens, ceux là vous les connaissiez …
Si Gustave avait conté les adultères, Baudelaire avait carrément publié les Fleurs du Mal, bigre. Quant à Eugène, il racontait la vie du peuple parisien, ses misères, sa haine d’un pouvoir répressif. Ce dernier ayant eu le mauvais goût de mourir avant le terme du procès, notre aimable procureur en profitera pour condamner l’éditeur et l’imprimeur.
On a pas idée de provoquer les bonnes moeurs ou de « jeter un défi aux lois qui protègent la religion et la morale » !
Je vous voit lever un sourcil … vous rappeler ces émules qui poursuivent un bloggeur pour des commentaires qu’il n’a pas écrit, ces opérateurs qui seront bientôt responsables de tout ce qui circule et vous vous dites que l’histoire bégaye.
Alors rassurez-vous ! Contrairement aux films d’Hollywood, les gentils perdent toujours. Ernest Pinard fût nommé ministre pour bons et loyaux services. Et puis zut, un peu de happy end. Il finit mal, perdit toute sa famille et mourût seul et abandonné.
Mieux, l’histoire à oublié ce grand pourfendeur d’une morale étriquée.
Il ne nous reste plus qu’à attirer de nos voeux le même sort pour l’ancienne Sinistre de la culture, Madame « Anéfé » qui, après avoir adopté Hadopi va ternir les rangs d’Orange.
L’histoire retiendra Internet, la liberté, l’expression retrouvée et oubliera ces fourmis insignifiantes.
Et si vous souhaitez hâter cela, aidez Internet à être élu Prix Nobel de la Paix !
